jeudi 7 juillet 2011

LA COUR DES COMPTES


Rapport de la Cour des Comptes sur la sécurité publique :

Une totale partialité !

Que d’inexactitudes, d’erreurs d’analyse, d’oublis volontaires et d’appréciations dépourvues d’objectivité dans ce rapport !

Pourquoi la Cour limite son « analyse » à la seule période 2002-2009 sans la comparer à la période précédente, ce qui aurait été édifiant ?

Comment se fait il que la Cour qualifie de « contrastés » les résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance depuis 2002 alors que celle ci a baissé de 17,5% et qu’en même temps la population augmentait de 3,2 millions d’habitants ?

Comment peut-on qualifier de « faible présence sur la voie publique » les forces de sécurité alors que cette présence s’est accrue de 10% entre 2005 et 2009 ?

Comment peut-on passer sous silence l’indispensable réorganisation des services et des missions de police en 2002 pour faire face à l’impact considérable de la réforme des 35 heures ?

Pourquoi la Cour n’a pas tenu compte des efforts pour moderniser les forces de sécurité, pour les recentrer sur leur cœur de métier, pour réduire les charges indues ?
Pourquoi la Cour ne tient pas compte de la réforme des forces mobiles engagée en 2009 ?

Pourquoi la Cour ignore le travail de plusieurs inspections générales sur la vidéoprotection en affirmant une « absence d’évaluation en France » la concernant ?

Et on pourrait citer de nombreux autres exemples.


J’ose espérer que la qualité du rapporteur de la Cour, secrétaire national du PS aux services publics entre 2005 et 2010, membre du bureau national du PS depuis 2003, n’a pas influé sur lesdites conclusions…


De même concernant plusieurs magistrats de la Cour ayant participé à la rédaction de ce rapport qui ont été des élus socialistes ou/et membres de cabinets ministériels socialistes…

Ceci explique-t-il cela ? Chacun apportera sa réponse. Pour moi, elle ne fait aucun doute.


7juillet 2011,

Jean-Paul GARRAUD


Député de la Gironde

Secrétaire national de l’UMP à la Justice